Pour que les rèves continuent
ENTRE LA PESTE ET LE CHOLERA ?
A FECAMP nous avons acheté la maison de nos espoirs
A FECAMP nous avons trouvé ce que pensions être notre terrier
Le terrier où l’on va pour se réfugier quand cela va mal avec et dans le monde
Le terrier où l’on va rire en famille, entre amis
Le terrier des joies et drames de la vie
Le terrier dont les enfants se souviendront pour y avoir grandi
A FECAMP nous avons acheté la maison de nos espoirs
Et notre patrimoine avons investi.
Sûrs qu’il s’agit du patrimoine financier mais aussi de la trace.
La trace que l’on souhaite laisser pour après.
Après que l’on soit parti. Après être vieux.
Cette maison c’est la peste.
Le terrier est délabré, infecté, bouffé, en danger.
L’argent pour le restaurer nous n’avons pas.
La peste c’est notre trace qui s’efface comme la neige fraîche efface les pas du montagnard.
La peste comme une injustice qui tord les tripes.
L’injustice de voir ses rêves s’envoler. La sensation d’avoir été roulé.
A FECAMP nous avons acheté la maison de nos espoirs
A FECAMP nous avons trouvé ce que pensions être notre terrier
Nous avons négocié, rencontré, parlé.
Nous avons tendu une, deux, mille mains pour réparer.
Homme de loi, vendeur, l’agent immobilier, homme de la profession …
Et le choléra est arrivé.
Débâcle, déjections, objection, omerta.
Au procès on s’en va aller.
A FECAMP nous avons décidé que cette maison serait notre terrier
Alors moi, et ma famille nous ne pourrons en rester là.
Pour que nos rêves aient le droit de naître.
Pour que notre trace ne s’efface pas.
Pour ne pas nous perdre.
Entrez dans ce chez nous virtuel.
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