Le mérule et le cancer

Le mérule insidieux sans douleur
Le cancer en dedans acccroché
La vie de bonheurs baignée va sans se douter
Le parfum et le temps comme mélés
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Le mérule en dedans accroché
Le cancer insidieux sans douleurs
Et tout deux sur le chemin de l'intime
Sans douleurs pour leurs survies rongent notre vivant
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Le corps pour l'un, le terrier pour l'autre
Ensemble ils ne négocient pas
Chez eux ils sont et NOUS sans le savoir
Nous perdons notre nous
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Le vivre continue, parcemé de routines
Le regards des enfants, les gestes anodins
La quiétude enlassée nos consciences et nos nuits
Le parfum déposé, le parfum d'éternité, le doute oublié
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Et pourtant ... un jour survient.
Un jour autrement
Un jour au parfum dénaturé
Un jour qui surgit du fond de l'éternité
Un jour qui ébranle en dedans de nous.
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Le cancer et le mérule commence à signer
D'un trait de pinceau leurs oeuvres sont autentifiées
Accrochés, vissés, incrustés, le jour sorti du fond d'éternité tire sur le bas de notre habit d'humanité
Face à face nous nous trouvons : mérule ou cancer , et avec eux il faut bien faire
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Les sages marmonnent que la santé passe avant tout
Oui Oui Oui.
Le corps surement comme le moyen de tout
Mais le terrier comme la peau du vivre
La mérule, le cancer et la finitude surgit
La fin qui se dépose comme une certitude dans notre passage
La fin que l'on peut toucher alors qu'avant elle n'était que mot sans réalité
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Non, ce n'est pas dans la disproportion, dans l'inadéquation
Le mérule est le cancer.
Devant nous ils se dressent
La bataille il faut mener.