Résonance N°2
Hier j'ai eu la visite d'un journaliste de résonance qui venait aux nouvelles.
Un homme ouvert, sérieux, compréhensif.
Nous avons discuté sur le pourquoi de mon action : blog, banderolle, journaux et sûrement justice ...
L'idée qui vient en premier est : l'argent. Récupérer un maximum d'argent, faire annuler la vente ou je ne sais quoi encore.
Bien sûr c'est un motif, mais ne peut être pour moi le seul motif, le vrai motif.
Nous avons papoté mais je crois ne pas avoir été clair.
Sur ce blog, il y a des articles qui expliquent cela, mais je voudrais y revenir. Et plus particulièrement sur l'idée de proximité.
Etre proche des gens, cela peut vouloir dire être à côté physiquement.
Mais parfois,on dit bien " je suis proche de ma soeur ou tante " en étant éloigné.
Etre proche signifie, en fait, être en relation avec un autre.
Mais une relation particulière, une relation ouverte, une relation.... comment dire simplement ????
" à double courant "
Cela signifie qu'il va y avoir échange.
Echange: des choses de moi vont passer vers toi et des choses de toi vers moi.
L'échange fait peur, car pendant quelques instants, moi, je vais m'ouvrir et me livrer ...
Cela fait toujours peur, mais ce n'est qu'à ce prix que l'on peut entrer en relation d'humanité.

PROXIMITE
Voilà, ça c'est une relation.
Regarder les yeux malicieux de dinette, son bras qui contourne le cou de son frère.
Le sourire aperçu et la tête de thom dont on peut supposer mille visages, mille mots au creux de l'oreille.
Pas de violence dans cette photo, que de la tendresse, car entre eux, relation il y a.
Proximité il y a.
Aucune crainte, aucune peur ...
Alors pourquoi autant d'actions autour de cette vente échouée ...
Un peu pour l'argent, mais surtout parce que cette proximité a été bafouée.
Tragiquement bafouée.
Quand la proximité est rompue,c'est le lien qui est rompu, et au delà c'est notre humanité propre qui est touchée.
Car être humain, ensemble, c'est être en relation, en proximité.
Ce que ce blog raconte c'est le balayement d'un revers de main de cette relation, de cette proximité que je croyais établie avec les vendeurs et l'agent immobilier.
Nous nous sommes livrés, car pour acheter une maison il faut se livrer, et en retour rien n'a été donné : simplement la vente d'une maison abîmée.
Le devoir d'humanité n'a pas été respecté, sous prétexte de grosse monnaie.