Allez vers les autres.
Quand on arrive dans une nouvelle ville, on essaye de comprendre. Histoire, géographie, économie.... et puis surtout les gens.
La géographie c'est plutôt ma femme.
Pour les gens je commence à mieux cerner...
Au début pas très ouverts ... on se pose des questions. On lit la tristesse, on voit les difficultés à vivre.
On écoute les anciens, on visite le musée, et on s'interroge toujours.
On sent parfois des hésitations; contacts pas toujours faciles.
On s'interroge.
Et puis on commence à comprendre un peu.
Quelle histoire !! Cette ville aux mille secrets, cachés.
Quelle histoire que la pêche depuis pas si longtemps délaissée.
On comprend l'amertume de certains, leur désolation.
Sensations pour ces pêcheurs et leur famille d'avoir tout perdu comme une âme volée.
Cicatrice ouverte, deuil à faire.
Quelle histoire !! Ville jadis comme un écrin de bonheur, protégée. Mais aussi terre et mer (ou mère) de souffrance.
La plaie pour beaucoup saigne encore si fort. Aussi fort que la mer sur la jetée les jours de grand vent d'hiver.
Sur le port de Fécamp y'a des marins qui coulent les yeux en secret
Sur le port de Fécamp y'a des marins qui guérissent pas
Le passé, la mémoire trouée, la peau découpée, la poche vidée
Dans les rues de Fécamp c'est parfois pas très gai
Mais dans les rues de Fécamp la vie continue
Ville aux mille lumières, tu batailles.
Mais pas pire que les terres neuvas
Gens de Fécamp, j'essaye de vous trouver