Pour le boutmenteux

Publié le par Serpula


Ville tu dors
Assommée par la mer qui t'a menti
Les matelots qui sont partis ou bien se sont rendus à l'évidence 

Ville tu te tais
Ou du moins tu murmures

Tu rumeures le bonheur évaporé
Tu silences un gros poids dans le ventre

Tu ne dis rien par peur
Peur simplement, peur d'être en pleurs

Tu croises habitants et habitants
Chacun chez soi dans les petites paroles

Tu te promènes le long de la jetée
L' autre tu n'oses pas regarder
L'autre, tous, étranger

Tu te montres et tu te caches
Comme la mariée timide qui n'ose se montrer

Tu ne dis rien par peur
Peur pas si simplement,
Tu dis dans l'oreille de ton autre toi même
Que tu connais .... ou du moins que tu crois

La peur et la rumeur comme un principe
Entre je et je, entre je et tu entre ils entre eux

Ville dévoile, crie, hurle, et la tendresse peut être sera
La violence du silence abandonne

Non pas comme un regret, mais comme un souhait
Une prière si tu veux
La prière au vivre, la prière à dieu
La prière pour le soubressaut de ta renaissance

La petite naissance qui te rendra ce que tu fus si grande

La rumeur et le silence tuent ,

Regarde moi, ombre de ce que je fus.
Regarde moi pendant que je fus encore.

Daniel BUONOMANO
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Publié dans Mes proses

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Z
Poême super....Je ne vois pas de signature ? c'est de ton inspiration ?Si oui, et si c'est Fécamp que tu racontes.... je suis d'accord avec toi.... Etant fécampoise d'adoption, c'est comme cela que je la vois...avec ceci surtout :"Tu croises habitants et habitants Chacun chez soi dans les petites parôlesTu te promènes le long de la jetéeL' autre tu n'oses pas regarderL'autre, tous, étrangéTu te montres et tu te caches Comme la mariée timide qui n'ose se montrer"
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