Le 14 juillet

En ce 14 juillet 2006,
je souhaite ne pas oublier les enfants du monde.

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux être pensifs que la fièvre maigrit ?

Ces filles de huits ans que l'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinzes heures sous les meules ;
Ils vont de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison, le même mouvement.

Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mache je ne sais quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est airain, tout est de fer.

Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !

Ils semblent dire à
Dieu :
" Petits comme nous sommes,
Notre Père, voyez ce que nous font les hommes !"

je souhaite ne pas oublier les enfants du monde.
| Une pensée pour eux de Victor Hugo | ![]() |

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux être pensifs que la fièvre maigrit ?

Ces filles de huits ans que l'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinzes heures sous les meules ;
Ils vont de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison, le même mouvement.

Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mache je ne sais quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est airain, tout est de fer.

Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !

Ils semblent dire à
Dieu :
" Petits comme nous sommes,
Notre Père, voyez ce que nous font les hommes !"

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