Histoire à créer

Publié le par Serpula

Le geai et la capital
 
Un Geai soudain à la capital décida d’aller
Un Geai simplet, mais qui de ses amis en avait marre
 
Comme si comme ça, il marchât, et fini par trouver la capital
Voitures, musées, bruits, odeurs, tout lui plaisait.
 
Au bout de ses surprises il n’était, car une sorcière rencontra
« Tout mal vêtu tu es ? »
« A bon » dit le geai. « Mes plumes ne suffisent pas ? »
« Pour un Geai, oui, mais pour un Geai à la capital, non »
La sorcière n’était point aimable et incisive dans son discours.
 
Le Geai et son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête,
Touché, demanda à la sorcière de lui trouver tenue adaptée.
 
« Mais tu n’a rien compris » répondit elle.
« Ce qu’il te faut c’est de la prestance, de l’aisance, de l’insouciance »
« Ce qu’il te faut à la capital c’est de l’ambition. Ici tu peux dominer le monde »
 
« Dominer le monde ? », dis le Geai.
«  Oui »  dit la sorcière. Tu pourrais trouver une autre vie et devenir un Geai neuf.
 
Le Geai tout retourné, ce mis à lire, lire l’histoire du monde.
Les bonheurs, et les malheurs.
Il découvrit Cordou à l’âge de sa grandeur
L’Egypte et ses splendeurs
Il découvrit la guerre, les génocides et les massacres.
Ils découvrit l’homme noir, jaune, métisse.
Il découvrit l’argent organisé en capital avec ses tentacules infinies
Qui comme le vers de terre de tout se nourrit
Et n’a qu’une ambition : grossir, grossir à jamais dans la plus total liberté
 
« Mais sorcière, dominer le monde, pour moi Geai neuf, c’est terrible »
«  Oui, mais le capital tu auras et cette belle capital un village sera »
« Tu deviendras maître du monde »
 
Le Geai neuf ne savait plus, mais tout lui indiquait que cela était son destin.
« Dominer le monde … »
Il se prit à rêver....
 
Oubliant l’enfant de fièvre amaigris
Oubliant la misère rongeant le désert, oubliant les ghettos,
Oubliant les poubelles du Caire
Oubliant l’héroïne dans les cités,
Oubliant les cadavres d’enfants dans les rues d’Amérique du sud
 
« Dominer le monde » Le Geai neuf sirotait, s ‘enivrait de cette idée,
tout en réfléchissant.
 
« Mais , si je domine le monde, je pourrais le transformer,
amener tendresse et amour »
« Tu n’y penses pas » hurla la sorcière. « Tu es là pour le capital, pour sa grandeur, sa beauté , son épanouissement » « Le reste n’a aucune importance. »
 
« Oui d’accord » répondit le Geai, « mais si on est maître, du monde, on peut tout de même causer au capital,
lui dire que ce n’est pas unique destinée de tout vouloir à tout prix »
 
« Non » dit la sorcière … 
« tu es le maître du monde c’est tout. Le capital est ton maître,
et tu feras se qu’il te demande »
 
Le Geai dépitait s’aperçu qu’au fond, même bien vêtu, il ne serait que marionnette.
 
Sur un trottoir s’arrêta, prit une plume de son corps pour écrire à la sorcière.
Sorcière, Geai neuf je ne veux devenir 
Merci de ton offrande mais ma ferme, mes bois
Je vais aller retrouver.
Si tu vois le capital dit lui :
 
Capital dans nos gènes tu es inscrit
Moi Geai, peu et cela me suffit
Retourne toi, regarde moi
Toi et moi nous pourrions avoir un émoi
 
Capital dans notre sang tu coules
Le sang du monde pour te nourrir s’écroule
Retourne toi, arête toi
Tu pourrais devenir si courtois
 
Capital dans nos cœur tu est langueur
Le bras de l’homme tu pourrais guider pour éviter qu’il meurt
Retourne toi, et prend le temps
Un petit temps pour câliner tous nos enfants
 
Capital dans notre raison tu es logique
Logiquement tes bras à toi tu pourrais bouger, pour l’homme sauver
Retourne toi, regarde nous
A trop vouloir tu va finir par consumer tous ce qu’il reste de nous
 
Capital, tu es peut être en peur ?
Peur que le monde t’ai oublié ?
Alors violence tu déchaînes ?
Etre plus gros, comme une nécessité de ton existence
 
Prend moi la main, simple Geai que je suis
Dans ma plume tu va trouver de la tendresse
Rappelle tes oies qui te servent de Geai neuf
Dit leur qu’avec le monde tu es en paix désormais.
 
 
 
 
 
Le Geai s’envola.
 La sorcière se fâcha.
Tous ses projets étaient écroulés.
 
 
De mon lit je sortie. Etourdi de ce rêve impossible.

Restait un grand mystère …

qui pouvait être cette sorcière ?

Pour l'ours         

                                                                    

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Publié dans Paroles d'auteurs

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Commenter cet article
L
C'est joli! C'est magique! C'est gentil!<br /> Et puis la sorcière reste en vie, et la, le capitale aussi. Alors bientôt un p'tit moineau acceptera l'offre et paf! plus de geai...ni d'ours...
Répondre
S
Bon, pour toi je tue la sorcière et voila<br /> Et va rester des nours, des geais, des piafs .... aprés s'il faut tuer le capital <br /> ta qua le dire et je m'en occupe.<br /> Et va voir la recette de cuisine j'aime bien, tu verra mon fils par la même occas<br /> Dan<br />