Serviteur

Publié le par Serpula


Tu veux être médecin ?

     
 
Alors reprenons.
L’hôpital, la vie de chaque jour, on a déjà dit.
 

Mais que se passe t-il quand on entre dans la chambre du dit malade ?

 


La porte se ferme et ….
 

Le malade se livre et nous sommes là pour l’écouter. Tenter de trouver une solution technique et humaine.

 

 
Mais allons encore dans le détail.

Comment est le médecin face au patient ?
Souvent debout et lui couché ou assis. N’est ce pas ?

 

Là est une grande difficulté de notre métier qui d’ailleurs génère une violence insupportable pour le malade, même s’il ne s’en rend pas compte.

 

Notre position est bien le signe que le médecin est en position de domination ou supériorité.

Position parfaitement intenable s’il on respecte la déontologie et le fondement de notre profession.

 
Que dit LEVINAS ?   

Beaucoup de chose, mais surtout explique que nous sommes responsable du malade qui livre sa souffrance.

Responsable pas que juridiquement.
Responsable humainement.
 

« Jai la responsabilité, moi médecin, de porter avec toi cette souffrance en secret. D’être dans une proximité suffisante pour t’aider à supporter le mal qui te ronge, le traitement. Jamais je n’aurais le droit de t’utiliser comme un moyen et tu seras à mes yeux toujours une fin »


  Le problème est là

Le médecin n’est qu’un serviteur.
La position, pour lui serait : un genou à terre, la tète vers le haut.

 

La noblesse de notre profession est qu’elle nous rend serviteur de la souffrance, d’un être unique.

 
Boom.  
 
Vous imaginez les toubibs agenouillés devant leurs patients.
Et pourtant, c’est de cela qu’il s’agit.

 
Etre à genou
Servir dans le secret.

 
 
 

Tant d’années de métier pour comprendre, ou admettre que si j’accepte la relation avec l’autre se sera une relation ou je serais serviteur.

 

Ceci peut prêter à rire, mais nous sommes face à une relation des plus vieille de l’humanité.

Elle n’est pas exclusivement réservée aux médecins d’ailleurs, donc la spécificité est d’en avoir fait leur métier.

 

Mais, nous sommes tous amener à prendre cette posture médicale. C’est une relation d’humanité, et aucun humain ne peut s’en dégager, même s’il n’est pas médecin titré.

 

La canicule est un exemple des plus flagrant. Sous prétexte que l’on n’est pas médecin, ou de la profession, on va aux urgences des hôpitaux quand un enfant ou un vieillard ne boit pas ….

 

Certaines situations le nécessitent, mais n’est on pas en déficit relationnel ?

« Je ne prendrais pas la responsabilité que tu te déshydrates, ou de te faire boire si tu ne le peux …. »

 
Aller assez dit pour aujourd’hui.
 
Le médecin n’est pas celui que l’on croit

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Publié dans Devenir médecin

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